Le 60eme Festival de CANNES du 16 au 27 mai 2007
CANNES 1946-2007 : Sur la Croisette le Festival International du film en 60 ans est devenu le rendez vous incontournable du cinema mondial

UN ANNIVERSAIRE ET UNE PLUIE D'ETOILES
Pour ses 60 ans le Festival de Cannes a vu debarquer les plus grandes stars de la planete. Du genre... George Clooney, Brad Pitt, Matt Damon, toute la bande d'Ocean's Thirteen, Angelina Jolie pour A. Mighty Heart, Martin Scorsese pour une lesson de cinema exceptionnelle, Morah Jones pour My Blueberry Nightsde Wong Kar Wai, Catherine Deneuve vedette d'Apres lui.

Adrenaline et paillettes, avec le retour du survolte Quentin Tarantino, David Lynch, Steven Soderbergh... Le Festival de Cannes devient de plus en plus schizophrene. D'un cote, son cortege de film en competition tous plus pointus les uns que les autres, souvent obscurs, abscons, interessants mais reserves aux intellos. Qui peut citer les 4 dernieres Palmes d'Or ? "Le vent se leve"(2006) de l'anglais Ken Loach
(ici avec S. Bonnaire et Emmanuelle Beart), "L'enfant" des Freres Dardenne (2005), "Fahrenheit 9/11" de Michael Moore et "Elephant" de Gus Van Sant. De l'autreversant glamour, les films hors competition, des blockbusters venus s'offrir une virginite cinematographique au coeur de leur campagne de promotion planetaire. Rares furent les Palmes d'Or, a part "Le Pianiste" de Polanski ou "Pulp Fiction" de Tarantino, a cartonner en salle. Le statut de film hors competition pour les blockbusters, illustre le grand ecart entre les soucis d'audience et la fameuse qualite artistique.

Palme d'or 2007 :"4 mois, 3 semaines et 2 jours" du Roumain Cristian Mungiu
Grand Prix 2007 : " La foret de Mogari " de la Japonaise Naomi Kawase .
Prix du jury :attribue ex-aequo a "Persepolis" des Francais Marjane Satrapi et Vincent Paronnaud et "Lumiere silencieuse" du Mexicain Carlos Reygadas
Prix d'interpretation feminine : la Sud-Coreenne Jeon Do-yeon ("Secret Sunshine")
Prix d'interpretation masculine : le Russe Konstantin Lavronenko ("Le bannissement")
Prix de la mise en scene :"Le scaphandre et le papillon", production francaise realisee par l'Americain Julian Schnabel
Prix du scenario :"De l'autre cote" du Germano-Turc Fatih Akin
Prix du 60e anniversaire :"Paranoid Park" de l'Americain Gus Van Sant
Palme d'or du court-metrage :"Voir pleuvoir" de la Mexicaine Elisa Miller
Camera d'or : "Les meduses" de l'Israelien Etgar Keret. Mention speciale : "Control" d'Anton Corbijn
Alain Delon, de retour au Festival de Cannes, apres des annees de brouille, a fait applaudir Romy Schneider (decedee a 44 ans le 29 mai 1982) lors de la ceremonie de cloture de la 60e edition du festival, en rendant hommage aux actrices qui l'ont marque. Alain Delon etait le parrain du prix d'interpretation feminine revenu a la Sud-Coreenne Jeon Do-yeon pour son role dans le film "Secret Sunshine" de son compatriote Lee Chang-dong. "Je ne fais jamais les choses comme tout le monde. Oserai-je vous demander 25 secondes d'applaudissements pour une femme exceptionnelle, une actrice immense qui nous a quittes il y a exactement 25 ans : je veux parler de Romy Schneider", a dit en preambule l'acteur sur la scene du Palais des Festivals, au cours de la ceremonie de cloture (27 mai 2007). 

Jude Law, au Grand Prix de Monaco. Alors que le festival de Cannes battait son plein a quelques kilometres de la, Jude Law a decouvert les paddocks grace a l'ecurie McLaren.
Jude Law, qui etait a Cannes pour la presentation de son nouveau film, est l'invite de McLaren, « Je dois dire que je suis impressionne. J'aime la F1. Pour tout vous dire, ce qui me fait vibrer est le son bien caracteristique des moteurs de F1. »
Autres peoples du 7e art presents et remarques sur le circuit, Luc Besson et Jean Reno ont pour leur part jete leur devolu sur les Ferrari.
La passion du cinema debute a la prise de vue et se poursuit jusqu'au montage de films. Ces films realises sur DVD avec Pinnacle Studio procurent un grand plaisir au cours de seances dans le cercle familial ou entre amis. Voici mon 1er long metrage d'une duree de 1 H 20 mn.

Se priver de sommeil pour ingurgiter le plus d'images possible a toujours été le fantasme absolu du cinéphile à tendance cinéphage.
Moteur !!! 
Mon avis sur une sélection de films européens
«Boudu» : Film de Gérard Jugnot (2004), avec Jugnot et Depardieu. Remake de "Boudu sauve des eaux" de Jean Renoir (1932). Cet excellent film est un pur moment de detente, avec des repliques toutes plus droles les unes que les autres, demontrant que Jugnot est l'un des meilleurs realisateurs de comedies actuels.
.
.
«Brice de NICE» : A classer dans la catégorie des films «fast-food», vite vus, vite oublies. Cela commence drole et finaud, et cela fini avec une partie calamiteuse de niaiserie sirupeuse.
«C'est la vie» de Jean-Pierre Améris avec Jacques Dutronc Sandrine Bonnaire Emmanuelle Riva. - la mort en face - histoire d'amour dans l'antichambre de la mort ...

«Calendar Girls » de Nigel Cole (2003) : a voir et revoir avec ses parents...
Une fois de plus voici un excellent film britanique. Plein de sensibilite, et d'humour... tourné dans un magnifique cadre de la campagne anglaise.
« Clara et moi » : d'Arnaud VIARD. Realiste... c'est la femme de sa vie, mais ...
«La Belle Américaine» : 200 gags a l'heure ... humour tout en finesse.
film joue par l'equipe des Branquignols et une pleiade d'acteurs comiques qui vont devenir très celebres. Excellente realisation de Robert Dhery et Pierre Tchernia. Pierre Tchernia expliquant le choix du N & B et de la couleur dans la derniere scène de ce film de 1961, ainsi que l'inconvenient de sa colorisation.
«la moustache» d'Emmanuel Carrere, c'est rasant. C'est l'histoire d'un mec qui se rase la moustache, et qui fait la gueule parce que personne s'en est appercu. Est ce le debut de la folie, une farce collective ? Bref, c'est consternant et fort ennuyeux. Encore un navet francais encenser par nos critiques... Les acteurs sont irreprochables, mais totalement egares dans ce scenario improbable.
«Le passager de l'ete» : de Florence Moncorge GABIN (2006). Un doux voyage dans les annees 60. Cette fidele reconstitution, nous replonge bien dans l'ambiance buccolique de la France profonde au tout debut des annees 1960. Excellente interpretation de la transmission mere-fille, d'un sentiment de solitude et d'abandon. Laura SMET est toujours aussi attachante. Simple, authentique, tout en nuances.
«les temps qui changent » Ce film d'Andre Techine avec Depardieu et Deneuve, m'a rappelle qu'il ne faut pas forcemment suivre ce que disent les critiques dans nos journaux. Ce film porte aux nues par "Telerama" revele une fois de plus que nos journalistes de magazines de cinema sont trop complaisants avec le cinema francais et trop critique envers le cinéma americain. De trop longues scenes avec gros plans d'engins sur les chantiers de TP et d'eboulements, qui donnent l'impression de quelqu'un qui nous dit " regardez comme je bouge bien ma camera".
«Mon meilleur ami» : Ce chef d'oeuvre du cinema francais traitant remarquablement de l’amitie est tres touchant emouvant, et surtout admirablement bien interprete par Daniel Auteuil et Dany Boon. Dans ce film j’apprecie beaucoup le talent de Dany Boon, il fait dans la simplicite, la sincerite, et donne meme a son role une humanite assez touchante.
La realisation est lecomtesque donc irreprochable. Remerciements a Patrice Leconte qui signe ainsi une oeuvre apportant une profonde reflexion sur l’amitie.
« Nathalie » realise par Anne Fontaine avec Fanny Ardant, Emmanuelle BEART, Gerard Depardieu : petit bijou du cinema français. Ambiance feutree, sans violence physique ou verbale.
« Poisson d'Avril » realise en 1954 par Gilles Grangier avec Bourvil, De Funes, Annie Cordy, Denise Grey. Synopsis : Un mecanicien Auto (Bourvil) economise en cachette pour offrir une machine a laver a sa femme (Annie Cordy). Il se fait gruger par un vendeur sans scrupules.

« Ponette » : l'enfant face au deces de sa Maman..
Bravo a Jacques Doillon, qui a su traiter ce sujet delicat ... l'auteur a trouve les mots vrais, avec plein d'amour et de tendresse entre Ponette et son Papa ...

« Rire et chatiment » par Isabelle Doval (2002).
un role sur-mesure pour Jose Garcia : Il est epoustouflant, il trouve toujours les mots adequats et les bonnes blagues pour amuser et faire rire son entourage (clients, amis...) - ces crises de rire sont contagieuses pour le spectateur que nous sommes - mais sa femme trouve difficile la vie au quotidien avec ce boutte en train... la fin du film est touchante…
« Secrets et mensonges ». film britannique de Mike Leigh qui depeint avec sensibilite la vie quotidienne d'une famille anglaise des annees 1990.
« Stupeur et Tremblements » : OSCAR meritee pour Sylvie Testu.
Adapte de l'experience d'Amelie Nothomb dans une Cie. de Tokyo. Sylvie Testut s'en sort superbement bien ... Ses superieurs s'acharnent a l'abaisser. Engagee comme traductrice, ensuite affectee a la comptabilite, elle finira dame pipi ! Gare a la fin du rouleau !!!
