Chiaki KURIYAMA Date de naissance: 10/10/1984 Lieu de naissance: Ibaraki (JAPON) Filmographie: Last Quarter / Battle Royale / Kill Bill 1 & 2 / Azumi 2 ...
au Japon les otages ne sont pas des Heros
Dans un pays comme la France ou les otages sont des heros (dont les portraits geants sont affiches sur les facades de nos mairies), "Bashing" le film de Masahiro Kobayashi choque et surprend. Ce film a ete presente au Festival de Cannes 2005 sortira prochainement dans nos salles..
Synopsis : Yuko benevole dans une asso humanitaire, a eu le "tort" d'etre prise en otage en Irak. Apres des mois de captivite, elle retourne dans son pays natal. Mais ses compatriotes ne sont pas prets a lui pardonner de les avoir ainsi "mis dans l'embarras". les Japonais rejettent l'ancienne otage, la couvrant d'injures et de menaces. Son pere, qui de ce fait a ete contraint de demissionner, est le seul a ne pas montrer d'hostilite a son egard...
A cause de son sujet s'appuyant sur une histoire relle (3 japonais liberes en avril 2004 ayant ete contraints de faire des excuses publiques pour les desagrements causes aux autorites), ce film, en Mai 2005, n'avait pas trouve de distributeur japonais.
Ce film a le merite de s'attaquer a un vrai tabou societal, il est aussi vu comme une claque contre l'establishment japonais. Ce film disseque habilement la psychologie des foules et toutes formes de conditionnement social. Le cineaste s'abandonne lui-meme assez cruellement a repudier son heroine passant de l'icone de martyr neo-realiste a celui de reel fauteur de troubles
Yuko : Fusako Urabe


Rainbow bridge : Tokyo
"La foret oubliee" film de Kohei OGURI (sortie le 28 décembre) avec Karen, Hiromitsu Tosaka, Tadanobu Asano .
Ce film repose sur une question métaphysique : et si notre perception du monde était unique, impartageable, fruit exclusif de notre propre cerveau ? Sans ligne narrative précise, Kôhei Oguri vogue au gré de ses réflexions sur l'indéchiffrable expérience de la vie. Ses personnages appréhendent leur existence en faisant confiance au hasard. Ainsi ces adolescentes réunies dans un café aux vitraux gothiques, qui se livrent au jeu des cadavres exquis. Ou cette fillette fixant un bateau en papier filer sur l'eau d'un torrent, chargé de trésors imaginaires. Ou encore cet homme de théâtre qui fait surgir une gigantesque estrade du sol d'une forêt. Autant de silhouettes perdues dans les ténèbres de leurs angoisses, dont la survie passe par une poétisation de chaque minute vécue.
D'une esthétique obsessive et profondément envoûtante, les images sont souvent en contre-jour. C'est beau, une fenêtre la nuit, ressasse le cinéaste en multipliant les trouées de lumière dans l'obscurité, échappées possibles vers un ailleurs paisible. Très haché, volontiers abstrait, parfois hermétique, ce rébus mental offre des moments d'une poésie rare. Il s'achève sur une adaptation intrigante du mythe de la caverne de Platon. Et nous laisse avec une montagne de questions sans réponse. Ce culte du doute le dédouane au moins de toute prétention.
Synopsis : Machi lycéenne n'a pas trouvé sa voie. Un jour, elle s'amuse à inventer des histoires fantastiques avec ses copines. Les adultes evoluent dans un monde parallèle. Ados eet adultes semblent suivre 2 trajectoires différentes et ont peu de chance de se rencontrer. Un jour une tempête provoque un énorme éboulement et découvre une forêt souterraine. Peu à peu réalité et imaginaire se rejoignent, passé et avenir se mêlent, esquissant un monde fantasmatique...
Mon avis sur une sélection de films asiatiques
« 2046 » realise par Wong Kar-Wai ("in the mood for love") 1er Président chinois du Festival de Cannes 2006. Magnifique oeuvre d'art - grande beaute des scenes travaillees avec le plus grand soin comme le ferait un peintre avec son oeuvre. Synopsis : A la recherche d'un amour perdu... (DVD riche en Bonus tous tres passionnants).

« 2 soeurs » : Litteralement incomprehensible. Par rapport aux autres films asiatiques du genre : coreen "The Eye" japonais "dark water" ou "Audition" de Takashi Miike, ce film n'a rien de terrifiant. Après 1 heure et demi de mystere, la derniere demi heure trop confuse vient compliquer et tout embrouiller. Sans doute qu'il y a plein de choses a comprendre qui doit rendre le scenario tres subtil. Je pense que si j'avais tout compris j'aurais mieux note, car "2 soeurs" possede des qualites (acteurs, images, musique). Mais finalement je suis reste incredule, avec plein de points d'interrogation.
«Audition» de Takashi Miike.
Cela commence comme un mello de David Lynch, et cela fini a la limite du soutenable
«Azumi» : too much (film de Ryuhei Kitamura).
Ce ne sont que des combats au katana tous invraissemblables : par exemple Azumi entre dans la place forte ou ses ennemis l'attendent de pied ferme, et seule elle tue les centaines de guerriers !!! dans le genre j'ai nettement prefere "Princess Blade" ou "Zatoichi". 
« Dark Water » Japonais de Hideo Nakata (2002) : Cet atmosphere étrange, cauchemardesque, m'a mis mal a l'aise, du fait de la torture de l'esprit de l'enfant eloignee de sa mere inaccessible par malefice. En 2004 Walter Salles a realise le remake. Le "Dark water" nippon était un tourbillon furieux d'émotions, un bijou a la fois horrifique et dramatique. Son cousin américain a l'encephalogramme desesperement plat.
« Dead or Alive III » : une delirante trilogie !!!
dernier film d'une vrai fausse trilogie culte (les histoires sont independantes). J'ai aime DOA I et DOA III pour l'incroyable melange des genres : film gore, science-fiction, reflexion sur l'enfance, violence extreme, poesie pure... elle est l'oeuvre de Takashi Miike le plus prolifique et le plus inclassable réalisateur japonais du moment...
« Hero » de Zhang Yimou : Jolie legende sur fond d'histoire. grande beaute des combats, decors, couleurs ...
«Flying Dagger" : ca ne vole pas haut. Tout vole et virevolte : les poignards les personnages, les arbres, les tetes... mais qu'a cela ne tienne, il se remet sa tete coupee sur les epaules et continue le combat !!!
Les ahurissantes cabrioles alternent avec les scenes burlesques, frolant le scatologique, accompagnees de dialogues ridicules et blagues foireuses.
Ne pas confondre ce navet avec le super film "House of flying daggers" (le secret des poignards volants).
« freres de sang » film Sud-Coreen ("Taegukgi" titre original). 2H27mn. Casting : Jang Dong-Gun, Won Bin et Eun-Joo Lee
(dommage qu’elle se soit suicidee a 25 ans le 22 fev.2005). A travers cette histoire forte en emotion, de 2 frères pendant la guerre de Coree, Kang Je-Gyu avait a coeur de faire comprendre le traumatisme que fut cette guerre pour son peuple. Les scenes de batailles ayant necessitees 25 000 figurants donnent une dimension ultra-realiste au film.
Synopsis : Tous les espoirs d’une famille s'effondrent brutalement le 25 juin 1950, lorsque la guerre eclate. Jin-suk est recrute de force et envoye sur le front. Son frere Jin-tae tente vainement d'interceder, et subit le meme sort. Les deux frèees rejoignent cette armee du Sud, mal equipee, mal nourrie, mal organisee, harcelee jour et nuit par un ennemi superieur en nombre et en force...

« GEMINI» de Shinya TSUKAMOTO. Synopsis : A la fin de l'ere MEIJI dans les annees 1920 au sein d'une riche et traditionnelle famille de medecins. Yukio exerce son metier entoure de ses parents et de sa femme. Alors que la maison parait soudain hantee par une presence etrange, les parents de Yukio meurent dans d'etranges circonstances. Peu de temps apres Yukio devra affronter son double malefique...
Avis de Jean-Pierre DIONNET (producteur et presentateur C+ de films rares venus d'Asie) : GEMINI c'est l'histoire de 2 jumeaux totalement opposes, totalement différents et de leur affrontement. Le film commence tranquillement et ressemble un moment à un film Japonais classique, mais aussitôt la caméra se met en mouvement, s'enfonce dans un couloir sombre : nous sommes soudain dans un film morbidee, fievreux, terrifiant, effet encore augmente par l'étrange Nois Music du compositeur Shu Ishikawa.
Jean-Pierre DIONNET affirme que : Travailler avec les Japonais n'a pas ete facile au depart. Imaginez quand meme qu'au tout debut, ils sont passes par Tonkam pour prendre des renseignements sur moi !!! Il faut du temps pour gagner la confiance des Japonais, mais une fois que vous l'avez, ils ne vous la retirent pas. Avec les Japonais, on avance toujours tres lentement mais surement. On suit un chemin qui va de A à Z et il faut parfois plusieurs annees pour terminer un projet. Mais cela vaut vraiment le coup de s'engager parce que, au moins, on fait rarement marche arriere.

« Le Goût du sake» Yasujiro OZU tient sa place au pantheon du cinema mondial - parce que ce film d'OZU nous font vivre parmis les familles japonaises des années 50 et 60 avec une vision humaine épuree de toute fioriture...
« Lost in Translation » : Sofia Coppola une des + talentueuses cineastes -
Ce film de Sofia Coppola est un plaisir. Le Scenario est tout en finesse et subtilité. Beaucoup d'humour et de tact dans cette rencontre. L'image caricaturale de Tokyo est criticable...


« Ma sassy girl » Synopsis : Coree 2001 : Gyeon-Woo, jeune etudiant peu chanceux, rencontre sur un quai de metro une demoiselle ivre, et lui evite un accident mortel. Desormais leurs destins vont cesser de se croiser. Il est fou d'elle mais elle le rejette, pour lui faire subir des epreuves delirantes pour mettre a l'epreuve son amour...
Ce film a ete numéro 1 dans a peu pres tous les pays d’Asie, ou il est la plus belle et la plus emouvante des comedies romantiques. Ma sassy girl est ne sur Internet dans Youpi Journal, ou un jeune racontait, pendant des mois, sa propre histoire lorsqu’il etait devenu le souffre douleur d’une jeune fille dont il etait amoureux... L'Hapy End nous reserve une surpirse de taille…

en novembre 2007 sortira en France le remake avec Elisha Cuthbert et Jesse Bradfort réalisé par Yann Samuell.

« Madadayo » the best of Akira Kurosawa. Synopsis : En 1943, après trente années d'enseignement de l'allemand, le professeur Uchida décide de prendre sa retraite et de se consacrer à l'écriture de livres. Ses élèves, qui vouent une admiration sans borne à leur ancien professeur, décide d'organiser chaque année, à l'occasion de son anniversaire, une grande fête regroupant tous ses anciens élèves. Le rituel de cette fête est immuable: le professeur doit prononcer un discours puis boire une grande chope de bière, à la fin de laquelle il doit prononcer sans faiblesse l'expression "Mâdadayo" ( "pas encore prêt"). Il suit ainsi les paroles d'une comptine japonaise: il signifie qu'il n'est toujours pas prêt à mourir.
Dans son dernier film, Kurosawa, loin de nous dépeindre la chute d'un homme vers la vieillesse et la mort, réalise au contraire un portrait d'une incroyable jeunesse, pleine d'ironie et de tendresse. A 83 ans, le vieux maître Kurosawa, qu'on ne peut s'empêcher de comparer avec l'ancien professeur d'allemand, nous montre qu'il ne semble pas avoir peur de la mort...
« Memories of Murder » (« Sarineui Chueok ») : film policier original de Bong Joon-Ho. A la poursuite d'un serial-killer coréen…
« old boy » Thriller coreen (2004) de Park Chan-wook. Je m'appretais a passer un bon moment, mais je n'ai pas ete enthousiasme. Trop de sang... scenes de tortures (dents arrachees...) d'auto-mutilation (langue coupee)... brrrr !!
Certe original, mais glauque... lorsque Dae Soo mange un calamar vivant avec les tentacules du mollusque qui s'accrochent partout sur son visage... repoussant !!
« Princess Blade » : jamais sans mon Katana (film de Shinsuke Sato 2001)
univers post apocalyptique et combats au katana...
"San Ku Kaï " Les evades de l'espace - space opera
ce film se laisse regarder, pour son scenario ... sympa ... en revanche la musique et les bruitages le sont moins.
«So close » avec Shu Qi et Zhao Wei. Synopsis :Spécialisées en espionnage industriel, les "anges" soeurs jumelles et redoutables tueurs a gages, sont capables d'infiltrer n'importe quel système informatique. Une femme flic se lance sur leurs traces ...

« Stupeur et Tremblements » : OSCAR meritee pour Sylvie Testu
adapte de l'experience d'Amelie Nothomb dans une Cie. de Tokyo. Sylvie Testut s'en sort superbement bien ... Ses superieurs s'acharnent a l'abaisser. Engagee comme traductrice, ensuite affectee a la comptabilite, elle finira dame pipi ! Gare a la fin du rouleau !!! .
« The Eye » film coreen de Danny Pang (JIAN GUI 2002): original... frissons garantis
c'est beau, étrange et angoissant sans mettre mal a l'aise, comme par exemple dans "dark water". L'idee est originale, imprevisible. Amateurs d'hemoglobine vous serez déçus.
« The Returner » : excellent film d'action de Takashi Yamazaki. Il y a un mélange de 2 genres fantastiques avec les themes du voyage dans le temps et des extra-terrestres . Le pouvoir de l'heroine permet de ralentir le temps a la maniere de "Matrix" ou des "bullet time" de Max Payne.
« the taste of tea » " CHA NO AJI " Dans ce film de 2H25 Ishii Katsuhito manie l'art du decalage jusqu'a l'absurde. Un vent de folie douce souffle sur ce film inclassable mais peu passionnant. La surprise du debut avec le plaisir de se retrouver dans le cadre d'une famille japonaise attachante a vite laisse place a un profond ennui car il n'y a pas d'histoire.
"The Yin-Yang Master" lutte mystique entre les maitres du Yin et du Yang
Legendes, exorcistes, sorciers et demons dans le Japon medieval...
« Voyage à Tokyo » : super comme tous les OZU
Ce film melancolique est le portrait d'un couple a la fin de sa vie : OZU a su depeindre, avec emotion et retenue, l'humilite de ses personnages devant l'inevitable,
« Yi Yi » "a one and a two" : pure merveille du cinema asiatique. Le film n'a pas commence depuis cinq minutes que nous avons deja l'impression de connaitre les personnages depuis longtemps.

Identification du spectateur aux personnages. Se sentir si proche, se lier a des personnages de nationalite, de civilisation, d'age, de sexe si differents n'est guere frequent,
Mais si le spectateur se retrouve ainsi dans la famille Jian, c'est aussi et surtout que celle-ci presente des etres humains, avant tout qui, tous, ont profondement quelque chose l'un de l'autre. Jusqu'a repeter, a des annees de distance, les memes faits, les memes gestes. Ainsi, dans cette tres belle scene ou NJ Jian et son ancien amour de lycee, Sherry, se rememorent a Tokyo le jour ou il lui prit la main pour la premiere fois (geste qu'il refait 30 ans plus tard) et ou l'on voit, en montage parallele, Ting Ting, sa fille si douce et timide, vivre exactement le meme instant a Taipei.

C'est une histoire universelle qui nous est contee, une famille comme il en existe sous toutes les latitudes, y compris la notre... Et comment pourrait-il en etre autrement puisque ce film parle de vie, de mort, d'amour, d'amitie, d'espoirs, de reves, de regrets, de rires, de larmes, de petits garcons et de petites filles n'arretant pas de se chamailler, de jeunes amoureux se disputant pour mieux se retrouver, d'adultes englues dans leurs problemes professionnels et leur passe sentimental jamais résolu.

Tout s'enchaine a merveille, aussi surement et de facon aussi captivante que le thriller le plus haletant. Et pourtant YI YI pointe loin de ce genre ! Toute la gamme des emotions est utilisee par le cineaste, magnifiee par les acteurs, ressentie par les spectateurs.
Je voudrais signaler aussi la superbe utilisation par Edward Yang des reflets dans les vitres, fenetres, mirroirs. Il superpose a plusieurs reprises diverses images par ce biais, l'exterieur (les boulevards de Taipei la nuit, traverses par les phares des voitures...) et l'interieur (bureau, restaurant...).
J’ai enormement apprecie tous les dialogues, par exemple entre Ting Ting et son ami dans ce bar apres le cine :

Elle :
- A quoi ca sert de voir les films dramatiques ?
Lui :
- La vie est un ensemble de choses tristes et gaies. Plus les films font vrai, mieux c’est.
- Quel interet d’aller au cinema, autant rester chez soi et vivre sa vie.
- Avec le cinema on vit trois fois plus. Les films nous donnent trois fois plus que ce que l’on vit chaque jour. Ainsi tout ce que l’on ne fera jamais, on sait ce que c’est grace au cinema.
« Zatoichi » : lion d'argent du meilleur realisateur
Je ne suis pas un fan du style de Kitano Takeshi mais la j'ai ete agreablement surpris. J'ai franchement tres aime les combats sobres et ultra rapides, les personnages, la poesie...
A LA DECOUVERTE DES GRANDS DU CINEMA JAPONAIS
La Maison de la Culture du Japon a Paris, http://www.mcjp.asso.fr/cadrgen.html presente regulerement des films ce qui est l'occasion de decouvrir ou mieux connaitre un cineaste japonais.
Prétendre aimer le cinema Japonais sans gouter au films de OZU tient de l'imposture.
assurement YASUJIRO OZU tient sa place au pantheon du cinema mondial Tout d'abord parce que les films d'OZU nous font vivre parmis les familles japonaises des annees 50 et 60 avec une vision humaine epuree de toute fioriture. Ses oeuvres reprennent quelques uns des themes chers au cineaste : l'eclatement de la cellule familiale, l'erosion des valeurs du Japon traditionnel.
Meme si ce Japon des annees 1950-60 a bien change (maisons traditionnelles, voitures, materiaux...), l'esprit reste le meme. Ensuite, il y a cette facon de filmer, unique, si proche des coutumes japonaises : camera au plancher, vision en contre-plonge. On se croirait assis sur un tatami, a cote des acteurs ! Et puis enfin, ces acteurs, que l'on retrouve tout au long de la filmographie du realisateur, on finit par s'y attacher. Les grands parents tendres, la mere vaniteuse, le "salary" trop occupe par son travail, et ces secretaires fraiches comme un printemps a Tokyo... Je suis Fan du cinema japonais ... et, assurement les films d'YASUJIRO OZU occupent la premiere place dans ma DVD'theque.
OZU a fait 11 films muets de 1927 a 1936 dont je n'ai vu que "Gosses de tokyo". Ce n'est pas celui que je prefere ...
De 1936 a 1962 il a fait 18 films parlants en noir et blanc et ensuite en couleur.
Mes préférences :
le gout du riz au the vert " ochazuke " 1952
voyage a Tokyo " Tokyo monogatari " 1953
bonjour " ohayo " 1959
le gout du sake " samma no aji " 1962
fleurs d'equinoxe " higanbana " 1958
fin d'automne " akibiyori " 1960
dernier caprice " kohayagawake no aki " 1961
Yasujiro OZU est ne le 12 décembre 1902 et decede le 12 decembre 1963 quelques mois apres la sortie du Gout du sake.
HEINOSUKE GOSHO maitre méconnu du cinema Japonais Heinosuke Gosho (1902-1981) est reste dans les memoires comme le peintre applique et infatigable de la vie des petites gens, en quarante ans de carrière et une centaine de films. Son attachement erige en style a la realite populaire et "a la comedie des hommes dans leur vie quotidienne" va en faire le chef de fil d'un genre particulier, le shômingeki (films decrivant le quotidien des gens ordinaires), qui disparaitra dans les annees soixante, mettant un terme à la carrière du cineaste. Ses films sont le chainon entre les œuvres de Yasujirô Ozu et Mikio Naruse.
« La femme de la brume » « Oboroyo no onna » 1936
« Les demoiselles d’iszu » « Izu no musumetachi » 1945
« encore une fois » « Ima hitotabino » 1947
« visage inoubliable » « omokage » 1948
« les 4 cheminées » « entotsu no mieru basho kara » 1953
« le coq qui chante » niwatori wa futatabi naku » 1954
« encore une fois » « Aruyo futatabi » 1956
« le corbeau jaune » « kiiroi karasu » 1957
« elogie du Nord » « banka » 1957
« le fusil de chasse » « ryôjû » 1961
Maman marie-toi "Kâchan, kekkon shiro yo" 1962.Synopsis: ne supportant plus son mari debauche Mitsuyo retourne dans son village natal et travaille dans un bar. Elle vit avec son fils qui, croyant son pere mort, voudrait que sa mere se remarie... « La sorciere innocente » "osorezan no onna » 1965. synopsis : Ayako, une jeune fille pauvre est containte de se prostituer pour subvenir aux besoins de sa famille. Rapidement, une malediction semble peser sur elle: tous ceux qui la connaissent meurent rapidement de mort violente… « Une mere et ses 11 enfants » "Kâchan to jûichi nin no kodomo" 1966. Synopsis : la vie d'une mere de famille qui a eleve 11 enfants.. Mariée en 1920, elle aide son mari a travailler la terre. Pendant que celui-ci est immobilise, elle s'occupe seule du foyer et des champs. La recompense de son dur labeur sont ses enfants qui lui apportent la joie de vivre... Avec Atsumi, l'acteur de la serie Tora-san.. . « Le banquet » 1967. Synopsis: Suzuko, fille d'un grand cuisinier de Tokyo, epouse le fils d'un acteur. Elle est pourtant amoureuse d'un officier, Yakata, qui l'a repousse, pressentant une mort prochaine car il a decider de partir au coup d'etat du 26 février 1936. Celui-ci echoue, Yakata est execute et Suzuko s'empoisonne.
2 maitres de l'ecriture cinematographique Japonaise : ITAMI & ITO
Mansaku Itami (1900-1946) et Daisuke Itô (1898-1981), amis et compagnons de route de la genese d'un grand cinéma national, sont deux maitres de l'ecriture cinematographique aux styles opposes. A la passion sans borne d'Itami pour les comedies occidentales, dont celles de Rene Clair, s'oppose, chez Itô, une analyse psychologique et une intensite dramatique puisees au plus profond de la litterature.
Mais l'un comme l'autre ont ete les meneurs d'une revolution formelle dans le cinema japonais d'avant-guerre, contribuant en cela a son age d'or; d'abord comme scenaristes puis comme metteurs en scene, mais toujours avec l'idee de la primaute du scenario. Itô a donne ses lettres de noblesse aux films de sabre et d'epoque, pendant qu'Itami les a modernises avec sa touche moderne mais sophistiquee
Les fourberies de Benten Kozô (Benten Kozô)
1958 / 86' /couleur scope / 35mm / VOSTA
Realisation Daisuke Itô / Scénario Yahiro Fuji / Photographie Kazuo Miyagawa / Musique Ichirô Saitô / Assistant réalisateur Tokuzô Tanaka / Studios Daiei
Avec Raizô Ichikawa, Shintarô Katsu, Kyoko Aoyama, Michiko Ai, Mieko Kondô
Un grand dignitaire du shogunat séquestre chez lui une jeune fille, Ohan, dont il veut obtenir les douceurs. Benten Kozô, petit escroc et grand rusé, va le faire chanter pour obtenir et l'argent et la fille…Une des meilleures réalisations d'Itô inspirée d'une pièce de kabuki.
La vie de Muhômatsu / Le pousse-pousse (Muhô Matsu no isshô)
1943 / 89' / N&B / copie 35mm / VOSTF
Réalisation Hiroshi Inagaki / Scénario Mansaku Itami d'après le roman de Shunsaku Iwashita / Photographie Kazuo Miyagawa / Musique Gorô Nishi / Studios Daiei.
Avec Tsumasaburô Bandô, Keiko Sonoi, Akio Sawamura, Kamon Kawamura
Matsugorô, tireur de pousse-pousse de son état, se dévoue stoïquement à la veuve d'un officier militaire et à son fils. Œuvre monumentale du cinéma japonais au destin mouvementé (le film fut censuré deux fois, pendant la guerre puis sous l'occupation américaine), avec le charismatique Tsumasaburô Bandô dans un de ses plus grands rôles. Le remake de 1958, avec Toshirô Mifune, recevra le Lion d'Or à Venise.
Samouraï Vendetta (Hakuôki)
1959 / 110' / Couleur / copie 16mm / VOSTA
Réalisation Kazuo Mori / Scénario Daisuke Itô d'après le roman de Kôsuke Gomi / Photographie Shôzô Honda / Musique Ichirô Saitô / Studios Daiei
Avec Raizô Ichikawa, Shintarô Katsu, Chitose Maki, Tokiko Mita
Un vassal de haut rang se lie d'amitié avec un samouraï vagabond. Ce dernier rencontre par hasard la fiancé du vassal et en tombe secrètement amoureux. Au même moment, quarante-sept loyaux serviteurs se préparent à venger leur maître injustement condamné à mort... Cette tragédie va bouleverser la destinée des trois personnages. Mise en scène de Kazuo Mori, autre grand spécialiste du film de sabre, magistralement servie par l'intrigue haletante imaginée par Itô.
Main dans la main, les enfants (Te wo tsunagu kora)
1947 / 87' / N&B / copie 35mm / VOSTF
Réalisation Hiroshi Inagaki / Scénario Mansaku Itami d'après l'ouvrage de Ichiji Tamura / Photographie Kazuo Miyagawa / Musique Masao Ôki / Studios Daiei.
Avec Takashi Hatsuyama, Chishû Ryû, Ryôsuke Kagawa, Haruko Sugimura
Kanta, un enfant faible d'esprit, est victime de persécutions à l'école. Maintes fois transféré, il finit par trouver un instituteur chaleureux. Il se fait des camarades et commence à aimer la vie. d'école. Scénario écrit par Itami en 1946, le film fut réalisé par son ami Inagaki en 1947, juste après la mort d'Itami.
La légende de Miyamoto Musashi : duel à mort (Shinken shôbu)
1971 / 76' /couleur scope / 16mm / VOSTA
Réalisation Tomu Uchida / Scénario Itô Daisuke d'après le roman de Yoshikawa Eiji / Photographie Tokuzo Kuroda / Musique Taichirô Kosugi / Studios Tôhô
Avec Kinnosuke Nakamura, Rentarô Mikuni, Hideko Okiyama, Hiroshi Tanaka, Chôtarô Tôgin
Musashi rend visite à Baiken Shishidô, redoutable champion à la faucille de guerre. Duel à mort marque la première rencontre de deux géants du cinéma japonais. Dernier film tourné par Uchida et dernier scénario écrit par Itô, cet épisode vient clore sur une touche de noirceur la série du Miyamoto Musashi joué par l'acteur vedette Kinnosuke Nakamura. Uchida, décédé pendant le tournage, laissera inachevé ce 6e opus, devenu culte depuis.
Ôshô le joueur d'échecs (Ôshô)
1948 / 93' / N&B / copie 35mm / VOSTA
Réalisation et scénario Daisuke Itô d'après le roman de Shûji Hôjô / Photographie Hideo Ishimoto / Musique Gorô Nishi / Assistant réalisateur Yasumichi Katô (Tai Katô) / Studios Daiei
Avec Tsumasaburô Bandô, Mitsuko Mito, Miki Sanjô, Isamu Kosugi
Au début du 20e siècle, dans un quartier miséreux d'Ôsaka, vit un amateur d'échecs qui sacrifie sa famille à sa passion. Acculée à la ruine, sa femme décide de le quitter…Inspirée d'une histoire vraie, cette comédie sentimentale est un des rares films d'Itô qui ne soit pas un film de sabre.
La vengeance d'un acteur (Yukinojô henge daiippen)
1963 / 114' / Couleur scope / copie 35mm / VOSTA
Réalisation Kon Ichikawa / Scénario Daisuke Itô / Photographie Setsuo Kobayashi / Musique Yasushi Akutagawa / Studios Daiei
Avec Kazuo Hasegawa, Fujiko Yamamoto, Ayako Wakao, Raizô Ichikawa, Shintarô Katsu
Le vétéran Kazuo Hasegawa, avec les deux nouvelles stars de la Daiei, Raizô Ichikawa et Shintarô Katsu, donne à nouveau la mesure de son talent, 28 ans après la première adaptation.
La balade de Nemuri Kyôshirô: le sabre hors-la-loi (Nemuri Kyôshirô buraiken)
1966 / 79' / couleur scope / copie 16mm / VOSTA
Réalisation Kenji Misumi / Scénario Daisuke Itô d'après le roman de Renzaburô Shibata / Photographie Chikashi Makiura / Musique Akira Ihukube / Studios Daiei
Avec Raizô Ichikawa, Shigeru Amachi, Shiho Fujimura, Kentarô Kudô
Anti-héros d'une autre série phare de la Daiei, Nemuri Kyôshirô est un samouraï vagabond à la beauté androgyne qui voue une dévotion perverse à son sabre. Dans cet opus, Kyôshirô est mêlé à une sombre affaire de corruption. Un des meilleurs épisodes de la série. Une intrigue complexe et riche en rebondissements comme les affectionnait Daisuke Itô.
L'espion Akanishi Kakita (Akanishi Kakita)
1936 / 76' / N&B / copie 16mm / VOSTF
Réalisation et scénario Mansaku Itami d'après le roman de Naoya Shiga / Photographie Hiroshige Urushiyama / Musique Nakaba Tahahashi / Chiezô Production.
Avec Chiezô Kataoka, Mineko Môri, Shôsaku Sugiyama, Sôjin Kamiyama, Yôko Umemura
Sous l'identité d'Akanishi Kakita, un homme d'apparence ordinaire, se cache un espion chargé de surveiller Harada Kai, un suzerain vassal du shogun soupçonné de préparer une rébellion. Immense acteur de l'avant-guerre, Chiezô Kataoka joue les deux personnages principaux, Kakita et Kai. Une comédie hilarante et un des rares films d'Itami conservés
La légende de Zatôichi : Voyage en enfer (Zatôichi jigokutabi)
1965 / 87' / Couleur scope / Vidéo / VOSTF
Réalisation Kenji Misumi / Scénario Daisuke Itô d'après la nouvelle de Kan Shimozawa / Photographie Chikashi Makiura / Musique Akira Ifukube / Studios Daiei
Avec Shintarô Katsu, Mikio Narita, Chizuru Hayashi, Kaneko Iwasaki
Au cours d'une traversée qui le mène au mont Fuji, Zatôichi ridiculise aux dés une bande de yakuzas. Pendant que ces derniers préparent leur vengeance, Zatôichi se lie d'amitié avec un étrange rônin, joueur d'échecs. Il comprend bientôt que son compagnon de voyage est un dangereux psychopathe qui tue ses adversaires plus forts que lui. Pour ce 12e opus de la série, Itô a imaginé une sorte de road movie à suspens, tourné en pleine nature et photographié dans un cinémascope resplendissant, marque de fabrique des studios Daiei.
